Contraditions

Ah, il y avait bien longtemps qu'un sujet ne m'avait pas autant passionné, au point de chambouler tout mon planning pour réagir et analyser tout ça. Je pense que personne sur la blogosphère féminine n'est passé à côté de l'affaire Snapchat de ce weekend. Oui, je vais revenir sur ce sujet, sur ce qui s'est passé. Oui, encore un article dessus, encore un avis. Mais ce qui va m'intéresser ce sont surtout les nombreuses réactions qui ont entouré cet article car elles traduisent exactement tous les comportements possibles sur la blogosphère et nous amènent finalement à cette question: est-il possible de critiquer la blogosphère?

Cet article que je suis en train de rédiger et cette affaire Snapchat me rappelle la polémique qu'il y avait eu avec le TAG ce que je pense des Youtubeuses. Puis, il ne part pas seulement de ce qui s'est passé en début de semaine. Le raisonnement de cet article était déjà en brouillon depuis plusieurs semaines, depuis ma discussion sur twitter avec d'autres blogueuses à propos des "eshop"/ pages d'affiliation. Nous sommes à peu près dans le même genre de réactions face à une prise à partie sur la blogosphère. Et depuis, j'étais en train de murir ma réflexion sur la critique de la blogosphère. L'article s'appelait initialement: Contradiction sur la blogo: faire mais ne pas dire! En fait, il est possible de faire à peu près tout ce qu'on veut le blogosphère, mais parler, dire, dénoncer, critiquer, analyser sont des actes plus difficiles car souvent mal perçus, mal compris et mal interprétés. 

L'affaire Snapchat et le flou proximité/ intimité

Bon même si vous savez à peu près ce qui s'est passé, je suis obligée de revenir un peu en arrière afin que cet article reste compréhensible dans le futur: une blogueuse a donné son opinion sur Snapchat, avec une comparaison à la télé réalité. Jusque là, il y a rien de bien méchant car cette comparaison est souvent la première chose qui revient quand on parle de ce réseau social. Mais pour alimenter son discours, elle a pris l'exemple de deux blogueuses en les nommant et en montrant leur photo. C'est là que tout à basculé puisqu'il y avait un gros pointage du doigt. Évidemment les blogueuses citées dans l'article ont réagi, et puis est arrivé la polémique, le débat, le lynchage public sur les réseaux sociaux, ...

J'ai lu l'article initial de toute cette affaire, une fois que les citations et les photos des blogueuses aient été retirées. Et très honnêtement, je ne vois pas du tout où est cette violence, cette méchanceté gratuite que beaucoup ont dépeint. Cela était sûrement la prise à partie envers les deux blogueuses et le fait d'exposer leurs photos. Mais après une fois que vous retirer tout ça, vous vous trouvez face à une critique de Snapchat assez raisonnée et argumentée. J'entends par là que la blogueuse a une logique dans le déroulement de son argumentation et qu'elle se tient, que vous soyez d'accord ou non avec son point de vue. L'article a le mérite de poser la question des limites de la réalité chez les blogueurs et de la soif de proximité, d'intimité des lecteurs (oui, encore une fois cette question, il n'y a rien de nouveau sous le soleil avec cette critique). Même si nous ne sommes pas face à une argumentation nouvelle, elle est quand même intéressante. Snapchat est LE réseau de la proximité, de l'instantané, de l'intimité. Ce n'est peut-être pas une télé-réalité puisqu'il n'y a pas de candidat, pas de caméra, mais ce n'est pas moins un média-réalité car nous, les utilisateurs, transmettons notre quotidien, ce qui est notre réalité. Celle-ci peut être brute ou alors un peu enjolivée mais elle reste bel et bien notre réalité. 



Après sur les questions de est-ce que cela va trop loin, tout le monde a sa responsabilité, autant les blogueurs que les lecteurs. C'est le même cercle vicieux et les mêmes questions que pour les vlogs sur Youtube au final. 

Vous savez peut-être que je suis partie en vacances en Espagne ce weekend pour l'anniversaire d'une amie. Il y a le wifi absolument partout, dans le moindre petit bar, il aurait été très facile pour moi de Snapchater mon voyage. J'y ai même pensé au départ mais finalement j'ai donné peu de nouvelles, je n'ai pas encore instagrammé mes photos, j'ai peu twitté et j'ai snapchaté une seule fois pour montrer la plage. 
Pourquoi? En fait, j'ai ouvert Snapchat pour présenter un peu les coulisses du blog. J'ai donc considéré que ses vacances, surtout pour l'anniversaire d'une amie, n'étaient pas quelque chose faisant partie de mon blog. Alors j'ai pris la décision de ne pas vous montrer ses moments en Espagne, en tout cas pas de cette manière en direct sur Snapchat. Par contre, il y aura un article sur le blog voyage avec des bonnes adresses et des conseils de visite.


 
Personne ne peut nier qu'il y a une demande d'intimité de la part du public. La proximité tant aimée sur les blogs et Youtube, en mode "bonne copine", a peu à peu dérivé vers l'intimité. Les personnes veulent en savoir toujours plus, ils veulent tout connaître de vous, à la fois pour vous cerner mais aussi avoir l'impression de faire partie de votre vie. Cela est particulièrement visible avec le phénomène des vlogs sur Youtube et avec Snapchat. On est aussi dans un système d'offres et de demandes. Les blogueurs offrent leur intimité, avec différents niveaux selon les personnes, mais les lecteurs le demandent aussi, alors les blogueurs en montrent toujours plus (autant dans la quantité d'images donnée que le degré d'intimité exposé) et les lecteurs en demandent toujours plus.

Je me souviens aussi d'une anecdote que Mamzelle Sooz nous avait raconté à la Birchbox School. Elle ne propose pas souvent de vlogs mais lors d'un voyage à Londres elle s'est prise au jeu car de nombreux abonnés lui avaient demandé des conseils de voyage, des bonnes adresses. Elle a donc réalisé une vidéo vlog en montrant les endroits où elle était allée et ses conseils. La particularité de ce vlog est qu'elle ne l'a pas fait en mode selfie. Vous voyez ce qu'elle voit comme si la caméra était ses yeux. C'est un point qui lui a été reproché car les personnes souhaitaient plutôt la voir se filmer dans les rues de Londres que voir ces dernières. C'est un exemple qui montre bien les limites proximité/ intimité. Que veulent voir les gens au final, par quoi sont-ils intéressés? Nos contenus, nos avis ou simplement NOUS quelque soit le sujet.

Après c'est à chacun de définir ses propres limites sur l'utilisation de ses réseaux sociaux et sur le quotidien qu'il souhaite montrer sur Snapchat. Ce ne sont pas parce que votre voisin a des limites plus grandes que les vôtres que cela est mal. C'est comme les notions d'éthique sur la blogosphère, quand certains trouvent normal de faire un truc d'autres s'insurgent comme si c'était les dix plaies d'Egypte qui viennent de s'abattre.
Pour moi, les limites sont ce que je fais pour le blog, pour d'autres cela est leur quotidien en entier. Cela n'est jamais fixe, cela peut évoluer dans un sens comme dans l'autre, je peux décider un jour d'en montrer plus, tout comme quelqu'un peut revenir sur le fait de montrer trop de son intimité.

Ensuite chacun est libre de regarder ou non ce qui est proposé (offre/demande), mais aussi d'avoir un avis sur cela.

Les réactions envers la critique 

Qu'on soit d'accord ou pas avec l'intérêt et les différentes utilisations de snapchat importe peu ici, ce qui est intéressant ce sont les réactions engendrées par cet article. J'ai découvert l'article comme beaucoup de personnes: suite à la réaction d'une des blogueuses prises en exemple. J'étais en vacances ce weekend, j'ai donc découvert tout ça lundi soir en ne comprenant pas très bien le truc, puis mardi matin quand je suis tombée sur un article écrit en réaction. Et c'est exactement ce qui m'a intéressé dans cette histoire: décrypter les réactions de cette polémique.

Écrivant moi-même des articles critiques que la blogosphère, j'ai repéré plusieurs tendances dans les réactions face à cela.

Jalousie/ Méchanceté gratuite

Voici notre combo gagnant dès que quelqu'un dit quelque chose sur la blogosphère. Ce sont les deux arguments qui apparaissent le plus mais qui sont le moins maîtrisés. D'ailleurs je ne sais même pas si on peut appeler ça des arguments. Ce sont des réponses banales quand on ne sait pas quoi dire. 

Si vous allez voir l'article critique sur Snapchat, vous verrez que les commentaires sont truffés de ces deux mots mais sans argumentation d'ailleurs. C'est du style que la blogueuse est jalouse car elle n'a pas aussi "beau" blog ou autant d'abonnés que les blogueuses qu'elle cite (= JALOUSIE), donc du coup pour exister elle ne peut qu'être dans la critique des autres (= MECHANCETE GRATUITE). 
Ce sont des commentaires vraiment réducteurs sur le travail des blogueurs. C'est une jolie vision de la blogosphère que de croire que parce qu'on est numériquement inférieur en nombre d'abonnés sur les réseaux sociaux, que notre seule ambition est de baver et cracher sur le travail des autres pour se faire une place au somment de cette popularité numérique (qui je le rappelle ne vous assure pas d'avoir un blog actif et lu). Et puis, c'est ironique de répondre que l'article est de la méchanceté gratuite par un "connasse" ou "pauvre rageuse". D'ailleurs cela nous amène à une autre réaction type face à un article humeur.

Le retour du bâton

Ecrire un article humeur sur la blogosphère est un peu comme tendre un bâton pour se faire battre. Ce sont des articles très intéressants car comme nous le verrons dans la trois partie de cet article, nous avons besoin de la critique. Mais ce ne sont jamais des articles sans conséquence. Vous ne pourrez jamais avoir 100% de votre lectorat d'accord avec vos propos que vous soyez totalement objectif ou alors que vous alliez vers une subjectivité assumée. Chacun a son propre avis sur un sujet et quand vous prenez le risque d'exposer le vôtre, vous prenez aussi le risque d'être critiqué en retour. 

Dans l'affaire qui nous intéresse, le retour du bâton a été très réactif. Il est arrivé aussi bien de la part des blogueuses citées que des lecteurs. Cela va même assez loin car ce qui a été reproché à la blogueuse qui avait écrit l'article, le bashing, la prise à partie d'autres personnes et l'exploitation de leur image, a été totalement retourné contre elle. Elle aussi s'est retrouvé bashée, prise à partie et exposée sans son autorisation. Remarquez l'ironie de la chose!

La notion de ne fait pas à ton voisin ce que tu ne voudrais pas ce qu'on te fasse, à temps de temps du mal à être appliquée sur la blogosphère à la fois parce qu'on se croit caché derrière son ordinateur et qu'on en oublie qu'il y a de véritables personnes derrière mais aussi car on réagit souvent trop à vif. 
Je sais que quand on se sent attaquer personnellement, il est difficile de ne pas réagir avec le coeur sur le vif. Mais avant de faire ça, il faut prendre aussi le temps de se poser et de regarder objectivement ce qui s'est passé. Les blogueuses citées avaient le droit de réagir, elles avaient un droit de réponse. Après est-ce que c'est à leur lectorat d'aller les défendre? Et qu'est-ce que cela traduit comme comportement?
 

L'influence de la notoriété numérique 

C'est un point j'avais déjà développé dans mon article sur le TAG ce que je pense des Youtubeuses, le système de fanification autour de certaines personnes peut engendrer des comportements nocifs, surtout dans ce genre d'affaire critique.

C'est notamment visible dans les commentaires de l'article, bon nombre de personnes sont venus exposer leur avis et cracher leur haine, suite aux réactions des deux blogueuses citées. L'influence numérique qui existent autour d'elles, qu'elles l'ai demandée ou non, a eu engendré une vendetta de la part de certains de leur abonnés. 
Évidemment, cela n'est pas entièrement de la responsabilité des deux blogueuses prises à partie. Elles ne peuvent pas contrôler la réaction de tous leurs abonnés. Cela pose quand même la question de la gestion de cette influence. Comment faire pour la contrôler? Doit-on le faire? Est-ce que les blogueuses ou les youtubueuses ont un rôle d'exemple à tenir envers leurs abonnés? A quel point l'influence entraîne-t-elle une responsabilité? Est-on responsable des autres? Quand est-ce que l'influence se transforme en incitation? Le blogueuses doivent-elles faire attention à leur propos?
 

Les articles réactions

Exactement comme celui que je suis en train d'écrire, quand un article fait autant polémique, il n'est pas rare d'en faire d'autres arriver en retour. Certains analysent le truc, d'autres exposent un point de vue différent, il y a même des droits de réponses, c'est ce qu'à fait une des deux blogueuses citées. Cela arrive car nous avons chacun un avis et celui a le droit d'être exposé.
 

La thèse/ antithèse sélection Hellocoton 

Sur Twitter, j'ai vu passer de nombreux messages pour dire que c'était scandaleux que la plateforme est mis en avant le lendemain un autre article qui parlait de cette affaire. Très franchement, je ne vois pas en quoi cela est scandaleux. Hellocoton a fait le choix de mettre en avant la thèse et l'antithèse sur un sujet. 

Et si vous prêtez attention à la plateforme, vous verrez que cela arrive très souvent. Il y a autant d'articles valorisants ou détracteurs sur les réseaux sociaux qui sont mis en sélection. Vous pouvez trouver autant de sélections d'articles critiquant les partenariats qu'approuvant ce système. Pour les blogs beauté, je me souviens dernièrement d'un article très critique envers les personnes qui revendent leur produit, alors que j'ai déjà été plusieurs fois en sélection avec des analyses plus mesurées sur ce sujet. 

Même si Hellocoton fait des choix subjectifs (oui, l'équipe a ses préférences en termes de blogueuses et des sujets), il était plutôt judicieux de mettre en avant les réactions suite à l'article initial. Cela permet de ne pas rester enfermer dans une vision unique et de faire passer la polémique au stade du débat. Le but de la plateforme n'est pas de faire plaisir aux blogueuses mais d'exploiter la blogosphère. Comment aurait-elle pu passer à côté des articles réactions alors qu'elle a elle-même participé à la création du buzz autour de l'article sur Snapchat en le mettant en avant. Cela montre aussi que la plateforme ne prend pas position, ne prend pas partie, elle expose ce qui fait la blogosphère que cela soit positif ou négatif.




Est-ce que le bashing aurait pu-être éviter? Oui dans les deux cas. Dans le premier en ne citant pas les noms et dans le deuxième, en ne réagissant pas trop vite. Dans mon métier, on dit "qu'il faut mieux prévenir que guérir", c'est le cas aussi avec la blogosphère. Mais à l'inverse, trop de prévention peut également être néfaste. Il ne faut pas que le principe de précaution nous interdisse l'expression au risque perdre notre sens critique. La difficulté est bien de trouver un juste milieu.
 


L'intérêt de la critique

Donner son opinion est aujourd'hui malheureusement réduit à une question de jalousie, de méchanceté aussi bien sur la blogosphère que dans la vie. Mais pourquoi? Pourquoi ne pas considérer que cela peut être également un point de vue intéressant à décrypter, que la critique peut-être une analyse constructive, qu'écrire une critique ce n'est pas chercher les ennuis à tout prix mais aussi ouvrir un débat.

Il y a des critiques qui sortent tous les jours sur des produits, les fameux flops que l'on écrit entant que blogueuses beauté. Et des fois, la critique d'une crème est bien plus salée que l'article sur Snapchat. Il semblerait que critiquer un produit sans argument, avec vulgarité soit quelque chose de plus acceptable que donner son point de vue sur la blogosphère. Pourquoi? Peut-être parce que la blogosphère ça touche plus à l'humain. Mais c'est oublier que derrière un produit, il y a également de l'humain. Pour reprendre une phrase de la télé-réalité qui me fait rire (tu vois, toi aussi cette mise en abyme ironique avec les reproches sur Snapchat): "Y a quand même une poule qui s'est cassée le cul à le faire [pondre un oeuf]". Oui derrière tout acte, tout travail, tout produit, il y a des êtres humains. Alors pourquoi devons-nous faire la différence entre un produit créé par l'homme, et un contenu (blogs, vidéos, snap, photos) créé par l'homme? C'est peut-être dur comme mot, mais les "influenceurs" sont également des produits aujourd'hui. Ils sont le produit de leur propre contenu, tout comme les acteurs, les chanteurs, les sportifs, les artistes. Comme ces derniers, les blogueurs peuvent être juger sur ce qu'ils font. Que l'on soit tous d'accord, il s'agit uniquement d'un jugement de leur travail, de leur contenu, et non une discrimination sur leur physique, religion ou autres.

En admettant ça, tout devient critiquable à condition que l'on comprenne le sens de critique. Et c'est bien souvent là que ça pêche et qu'on en arrive à des polémiques de ce genre. Il y a deux niveaux de lecture avec le mot CRITIQUE. C'est autant le reproche, le jugement négatif ou méchant que l'analyse raisonnée et constructive.

Je l'ai encore vu sur tout à l'heure quand j'ai posé la question ce que veut dire "critique" pour les gens sur Twitter. On m'a répondu que même si c'était argumenté et objectif, c'est toujours négatif. Non, ce n'est pas toujours le cas. Et pour le comprendre, il y a des exemples simples comme les critiques de cinéma ou de restaurants, toutes ne sont pas négatives. Même quand le film ou le plat sont encensés, vous appelez ça une critique. 
Et cela va même plus loin, une critique peut être négative et constructive à la fois, tout comme subjective et constructive. Le mot critique possède de nombreuses nuances en fait et on a toujours tendance à retenir uniquement le sens négatif. Par contre, c'est vrai qu'on est beaucoup moins blessant ou exposé au retour du bâton si on reste dans l'objectivité et la neutralité. 

De toutes façons, je vais vous avouer un truc que m'a appris mon métier de scientifique de conservation et spécialiste en prévention, malgré toutes les pincettes et l'objectivité que vous prenez, vous ne pouvez pas savoir comment va réagir votre interlocuteur. Même s'il y a des techniques pour faire passer plus facilement votre message, si la personne en face de vous n'est pas ouverte à la discussion, il sera impossible de vous faire comprendre correctement. C'est souvent là que naît la dispute ou la polémique.

Suite à cette affaire Snapchat, j'ai vu passé plein de tweets ou messages comme quoi il est inutile et malsain de critiquer la blogosphère, que cela ne sert à rien. Qu'après tout on peut fermer les yeux sur ce qu'on n'apprécie pas car les gens ont le droit de faire ce qu'ils veulent. Bon tout ce qu'ils veulent, il ne faut pas exagérer non plus, il y a des lois et puis aussi une question d'éthique quand même, souvent les gens oublient ces différents points.

Si dans un sens on admet que les gens ont le droit de faire tout ce qu'ils veulent, dans la mesure de la loi, même si c'est se filmer aux chiottes (oui, j'exagère volontairement!), pourquoi est-ce au contraire si difficile d'admettre qu'on ait le droit de critiquer, de dire ce que l'on pense, tant que ça reste dans la légalité et le respect. J'ai vraiment du mal à comprendre ce raisonnement qui autorise de faire mais interdit de dire. Il faut être logique quelques instants quand même, les gars! Si vous dites que les gens peuvent tout faire, le droit de parler devrait être inclut.

C'est un point qui me tient à cœur car vous savez peut-être que je suis quelqu'un de très critique, de très analyste, en témoigne les nombreux article humeurs écrits sur ce blog, mais aussi mon métier. Oui, ma critique, ma bataille!

Je fais partie des personnes qui pensent que la critique dans le sens analyse est absolument nécessaire. Il ne suffit pas de dire que l'on ne voit rien, que l'on vit dans un monde de Bisounours pour que ce qui passe autour de nous n'existe plus. Refuser de voir ce qui ne va pas, ce qui va également ou alors d'entendre le discours des autres personnes n'aide pas à se construire.

Où en serait la blogosphère sans critique? C'est parce que certaines personnes décryptent la blogosphère, écrivent dessus qu'elle se construit. Attention, je ne parle pas de délation envers quelqu'un, envers une personne, non absolument pas. Il y a une énorme différence entre prendre à partie une personne ouvertement et analyser un comportement ou une tendance. C'est une nuance que beaucoup ne prenne pas en considération en écrivant leurs articles ou leurs messages.

Vous prenez le même article écrit sans les noms et sans les photos dès le départ, il n'aurait pas suscité autant des réactions, cela n'aurait peut-être même pas été une polémique, mais juste un article de plus sur Snapchat, un parmi tant d'autres.


La critique, cela sert aussi à la remise en question. C'est autant l'encensement que le jugement. Alors je considère ça comme absolument nécessaire sur la blogosphère pour la faire avancer et la construire. C'est pour pourquoi chacun à le droit d'exposer son avis mais aussi d'y répondre en retour, encore une fois tant que cela reste dans la légalité et le respect.


A la fin de mon article sur Youtube, j'écrivais ceci : "Mais la principale question que pose toute cette "affaire" est finalement peut-être: peut-on aujourd'hui encore débattre sur Youtube?". Aujourd'hui, c'est toujours valable mais dans le contexte des réseaux sociaux et des blogs.  

Peut-on critiquer et débattre de la blogosphère?
Quel est vôtre avis?