SLIDER

English and Me

The day when English became clear

Hi Guys! Today the post is based on my complicated relationship with English. I rejected English during all my school life,  but today the relation is stable... I was allergic to English, but that was before... Let me explain how I improve my English... But in French. 
Like Mario would say, Here we go...

 Mon histoire anglaise

J'ai toujours eu des difficultés avec l'anglais. Cela a commencé dès le collège et je dirais à tords partagés avec mes professeurs. Je ne comprenais pas leurs explications, j'avais l'impression qu'on faisait toujours la même chose, alors ça ne m'intéressait pas et j'ai fini par délaisser cette matière. 

Je ne peux pas vous dire que je ne comprenais rien parce que il y a un fait dans ma carrière d'anglophone qui me trahit. En 4ème, mon collège a participé au concours départemental d'anglais et je suis arrivée sur la troisième marche du podium de mon établissement. J'ai gagné un joli dictionnaire et ça m'a un peu remotivé pour l'anglais. Comment avais-je gagné? A l'époque, je prenais un peu l'anglais pour des maths, tout était calcul et déduction: s'il y avait ce mot là, il fallait écrit ça, si c'était cette terminaison, il fallait faire ça, ... En fait, j'appliquais à l'anglais ce que j'appliquais au latin: des règles précises, beaucoup de mémoire, de la déduction, ... Et ça a marché un temps, seulement un temps car en la classe de 3ème, j'ai changé de professeur et là j'ai eu très mal et je me suis bloquée avec l'anglais.

Quand on débute avec une langue, je pense très sincèrement que le professeur est aussi important que l'élève. Par exemple, je n'ai jamais eu aucun problème avec l'espagnol parce que ma professeur a su capter mon attention toute de suite et m'intéresser à cette langue. Alors j'allais en cours d'espagnol avec joie, j'apprenais mes cours, je faisais mes exercices et j'avais du plaisir à comprendre cette langue et à la parler. Tout au long de ma scolarité, j'ai eu des professeurs d'espagnol dynamiques qui ont su m'intéresser à leur langue, au point que quand je suis arrivée à l'université j'ai continué l'espagnol en auditeur libre. Aujourd'hui, même si ça fait 6 ans que je n'ai pas parlé espagnol et que j'ai beaucoup perdu, je le comprend toujours et les mots reviennent très facilement.


Pour l'anglais, ça était une autre histoire. Mon premier professeur nous appris la même chose durant trois ans. Quand j'ai changé de professeur, elle n'a pas voulu tenir compte de la différence de niveau dans la classe. Elle disait que c'était aux élèves médiocres comme moi de rattraper les autres en travaillant plus. D'accord, je veux bien travailler plus, mais quand tu ne comprends pas, tu auras beau mettre toute la volonté que tu veux tu n'y arrivera pas. Il faut être accompagné, épaulé pour découvrir une langue et surtout pas jugé.
Puis au lycée, ça était la même histoire, encore une professeur qui ne voulait pas travailler avec les mauvais élèves. On devait mettre les bouchées doubles comme elle disait. Mais bon c'est pareil! Sans bonne explication, pas de bonne compréhension et bonne  application. Cette professeur a même réussi à me faire pleurer devant toute la classe parce que je ne comprenais pas quelque chose de simple selon elle. Malgré mes pleurs, elle a continué à vouloir que je lui réponde. Quand je lui a dit pour la vingtième fois que je ne comprenais pas sa question, elle m'a juste répondu " In English, Please!!!!!". Cette remarque, je l'a déteste vraiment. 

C'est  ma professeur de terminale qui a été salvatrice et qui a sauvé mon Bac. Je dois vous préciser que j'ai passé un Bac littéraire alors les langues vivantes étaient importantes avec un coefficient 4. Donc ma professeur de terminale a dès le départ séparé la classe en deux niveaux selon notre compréhension et pour le groupe des "nuls", elle n'a pas hésité à revenir en arrière, à revoir les bases. Et elle a commencé à m'intéresser à l'anglais. J'ai fais de vrais efforts car je comprenais enfin des notions. Tout semblait plus facile. Et j'ai même obtenu un inespéré 11 sur 20 à mon bac d'anglais.

Enfin, à l'université je n'ai eu aucun cours d'anglais. Donc je suis revenue à la case départ de "je ne comprends rien"

Quand j'ai commencé à voyager pour mes stages de master, beaucoup de personnes ne comprenaient pas pourquoi je ne parlais pas anglais alors que pour eux c'était normal. Je me souviens du mon premier jour de stage en Belgique où une des autres stagiaires internationales m'a dit qu'elle ne voulait pas parler avec moi car elle ne voulait pas faire d'effort pour me comprendre tellement que j'étais nulle en anglais. Après ça, j'ai été complètement bloquée durant mon stage et je ne parlais qu'avec deux stagiaires qui ne me jugeaient pas et m'ont aidé à progresser. 
Puis je suis partie au Canada, où il a été très dur de parler anglais parce que tout le monde changeait de langue pour me parler français. Comme je vivais à Ottawa, la capitale du Canada où le bilinguisme est vraiment de rigueur dans toutes les administrations fédérales et politiques, les gens changeaient facilement de langue pour pouvoir pratiquer leur français avec moi et me faire participer. C'était une délicate attention mais je ne progressais pas vraiment en anglais à toujours parler français. Mais pourtant, cet univers anglo-saxon m'a permis d'être moins complexée et de réintégrer des notions
L'endroit où j'ai vraiment appris l'anglais est l'Italie. J'y ai découvert l'italien bien sûr mais l'anglais parce que je travaillais dans un organisme international dont il était langue officielle. Et alors, mon anglais a fait un bond pharamineux...

COMMENT PROGRESSER...

Je ne vous raconte pas ma longue histoire sinueuse avec l'anglais juste pour le plaisir, mais parce qu'elle permet de tirer quelques enseignements et aussi de vous donner quelques conseils.

L'IMPORTANCE DU PROFESSEUR
Pour apprendre, il y a deux paramètres importants: vous et le professeur. Mon expérience avec l'anglais montre qu'il est aussi important d'être un élève intéressé qu'un professeur qui sache intéresser. L'un ne va pas sans l'autre pour progresser.

La plupart de mes professeurs qui ne sont jamais montrés compréhensifs et préféraient travailler avec les premiers de la classe d'anglais m'ont en fait dégoûté de cette matière. J'avais tellement de retard sur les bases que j'ai décidé de lâcher prise au lieu de m'accrocher. Je faisais des savants calculs de notes pour l'équilibre de ma moyenne: si j'ai telle note en anglais, il me faut telle note en français, ... Mes heures d'anglais étaient les pires de ma semaine de cours. Je n'avais aucune envie d'aller en cours d'anglais, c'est sûrement la matière que j'ai la plus séchée dans ma vie.

Et tout ça n'est pas seulement ma responsabilité, c'est partagé avec mes professeurs car ils m'ont pas su me capter. Ils ont crée un blocage en moi vis-à vis de l'anglais. A la fin du lycée, je pensais que j'étais nulle en anglais et j'étais soulagée qu'il n'y en ait pas dans mon programme universitaire. C'est du gâchis parce que c'est vraiment un indispensable pour mon métier. 

L'importance du professeur peut se résumer avec deux paroles de la chanson d'un vieux rockeur français: " qu'on me donne l'envie, L'envie d'avoir envie..." 
car l'envie est le moteur principal de tout savoir. Avec envie, on fait les choses, on progresse. Sans envie, on stagne, on se décourage.

LE DÉCLIC
On aura beau vous donner tous les conseils du monde pour améliorer votre anglais, rien n'y fera si vous n'avez pas eu le déclic, un intérêt pour apprendre cette langue. 

Durant longtemps je n'ai fait qu'apprendre par cœur mes cours pour les recracher lors des contrôles et puis tout oublier après. Si je vous montrais mes notes d'anglais, tu me dirais que ce n'était pas catastrophique. Non, ça ne l'était pas mais c'est par pour autant que je comprenais vraiment. Je ne travaillais pas avec plaisir, j'essayais de limiter la casse et j'étais aussi imparable dans l'exercice du robot. En clair, je savais bien recracher mes cours mais une fois sortie du contexte, c'était une autre histoire. 

Je n'ai eu le déclic pour l'anglais qu'au Canada et définitivement en Italie, soit 7 ans après avoir fini le lycée. Ah ah oui, c'est long. J'ai eu besoin de l'anglais au travail, mais surtout j'ai ressenti pour la première fois l'envie d'apprendre. J'avais envie de communiquer avec mon entourage et de comprendre, et je me sentais à l'aise avec les gens. Une fois que cette envie est née, que ce déclic est arrivé, j'ai vu une différence. J'étais enfin capable de retenir ce que j'apprenais. A partir de ce moment- là, tout à changé et j'ai progressé à une vitesse folle. 
Bon, ça ne c'est pas fait du jour au lendemain mais au bout d'un an je suis passé d'un niveau débutant à un niveau intermédiaire avancé. 

Un jour par hasard sur mon fil d'actualité facebook, je suis tombée sur ce graphique que j'ai reproduit. Et là, je n'ai pu qu'être d'accord. Il était évident que je n'avais pas appris l'anglais grâce à l'école mais grâce à tous les côtés. Pour ma part, j'aurais rajouté une grande part sur ce graphique pour les amis étrangers, avec eux on progresse vite sans se prendre la tête sur la non-perfection de son anglais.

Tous les conseils qui suivent sont ceux que l'on entend toujours, mais encore faut-ils savoir les appliquer correctement. Il ne faut pas foncer tête baissée. Il faut prendre son temps, commencer bas et accepter l'erreur. 

LIRE
C'est indéniablement important mais je dirais que ce n'est pas la solution qui apporte le plus au début. Pourquoi? Parce qu'il faut savoir lire de façon constructive.
J'ai toujours était capable de lire en anglais, même si ça prenais du temps.  Lire, c'est savoir décrypter les mots et avec un bon dictionnaire, de la patience et du temps, il est toujours possible de comprendre un texte. 

Si l'anglais ce n'est pas vraiment votre truc, je ne pense pas que la lecture est ce qui vous aidera à progresser plus vite. C'est une fois que l'on maîtrise un peu l'anglais que cela devient essentiel et que l'on progresse mieux grâce à la lecture parce que l'on retient la syntaxe, la façon de construire les phrases. Sans un minimum de notions et de vocabulaire, la lecture se résumera pour vous à un exercice obligé long et désagréable. J'ai beaucoup lu pour l'université et le travail, à chaque fois je me rendait compte que je buttais sur les mêmes mots, sur les mêmes structures que je ne comprenais pas.

Alors mon conseil pour la lecture en anglais est de respecter son niveau. Ne pas se lancer dans la lecture d'un livre, alors que l'on ne maîtrise pas les bases de l'anglais. J'ai moi-même fait une mauvaise expérience en achetant un livre bilingue que finalement je n'ai pas fini parce que c'était trop compliqué.

Il faut commencer par des petits articles sur un sujet qui vous passionne: lisez des recettes de cuisines si vous êtes gastronome, lisez des blogs de voyages et de guides si vous êtes en grand voyageur, lisez des magasines et des blogs beauté si vous êtes une passionnée de beauté, ... 
Vous améliorerez votre vocabulaire et vous retiendrez les structures, les tournures de phrases. Et au-fur-et-à-mesure, la longueur de vos articles augmentera et après vous passerez à la lecture de romans.

Je dois préciser pour cette partie sur la lecture que cette activité n'a jamais été facile pour moi aussi bien en français que dans une autre langue parce que je suis dyslexique et qu'il me faut un temps faut pour lire. Mais si la lecture est déjà une de vos passions, cela vous aidera à vous plonger dans les lignes anglaises d'articles et de romans plus facilement. Mais veuillez à avoir un vocabulaire suffisant.



LE VOCABULAIRE
On arrive à une partie essentielle que j'ai effleurée juste au-dessus. Il n'y a pas de bonne compréhension sans un grand vocabulaire. Même si on peut se débrouiller pour pas mal de choses avec le verbe "être" et un peu de vocabulaire, cela risque de limiter votre progression. 

En fait, je me suis rendu compte que j'avais du vocabulaire mais celui-ci était spécialisé - trop spécialisé sur mon métier du patrimoine culturel. C'est bien de savoir dire colonne, chapiteau et entrelacs en anglais, mais si je ne sais même pas faire mes courses, me repérer en ville et passer commande quand je suis à l'étranger, ça me sert à quoi. A pas grand chose!

Alors j'ai réglé mon problème de vocabulaire en investissement dans un dictionnaire visuel. Cela a vraiment été LA bonne idée. Au fil des pages, j'ai pu associer le nom à l'image et cela a aidé à ce que je retienne mieux. C'est beaucoup mieux que les longues listes de mots et traductions que l'on se force à apprendre par cœur.
Mon dictionnaire est très détaillé, peut-être trop des fois mais pour tout ce qui est le vocabulaire de la vie courante cela m'a beaucoup aidé. Et quand je suis partie en mission au Canada, j'ai vu la différence dans ma vie quotidienne.

LES FILMS ET LES SÉRIES EN VO 
Oui, ça aide beaucoup mais encore une fois, faut-il avoir du vocabulaire et savoir se positionner. Et enfin, il faut avoir une véritable envie, le déclic quoi!

Au début, je me suis forcée à regarder des séries et des films en VO, mais comme je ne comprenais pas l'anglais, j'avais besoin de sous-titres en français et je n'aimais pas ça. Il me fallait du temps pour m'habituer aux sous-titres. Alors c'était encore pire avec des sous-titres en anglais. Je ne comprends à pas peine 10% du film, je n'y prenais aucun plaisir. Et c'était encore pire, quand il y avait une personne qui osait dire "bah, les sous-titre en français ça sert à rien" ou "quoi tu comprends pas quand c'est en anglais, mais c'est facile!"

J'ai très longtemps eu un sentiment de nullité, d'échec vis-à-vis des films et séries en VO. C'est le conseil numéro que l'on te donne pour progresser en t'amusant, mais celui-ci peut être frustrant et créer un blocage par rapport aux autres.
Il y a eu un temps où c'était à la mode de dire que l'on regardait les séries avant tout le monde en VO - je pense que c'est toujours un peu le cas. Moi, j'avais l'impression d'être exclue du cercle des branchées cool bilingues qui regardent en VO et d'être complètement nulle. 

Alors déjà, non vous n'êtes pas nulle et stupide quand je ne comprenais pas la VO. Cela veut dire que votre niveau n'est pas encore suffisant pour cette activité, et pas qu'il ne le sera jamais.

En Italie, là où l'anglais était mon environnement de travail, une de mes collègues m'a donné des séries et des films en VO, tantôt sous-titrés en français, tantôt sous-titrés en anglais - et des fois en espagnol. Comme je n'avais pas la télévision, c'était mon passe-temps du soir. Mais au début, je me suis dit "oh non, je vais jamais y arriver". Comme il n'y avait aucun relou du sous-titres en anglais pour me faire chier, je me suis mise à regarder les films en sous-titres français. Au fil du temps, j'ai reconnu des phrases, des expressions. Je prenais confiance et ça me faisait plaisir alors je suis passée aux sous-titres anglais.
J'y suis allée petit à petit. D'abord sous-titres en français, puis en anglais. Je regardais des films que j'avais déjà vu en français pour m'aider parce que je connaissais le contexte, l'histoire. J'ai accepté de comprendre seulement la moitié du film, puis après quelques temps j'ai compris de mieux en mieux pour maintenant suivre un film sans problème. 
J'y suis allée progressivement et sans pression à la con. Maintenant ma compréhension orale et ma prononciation se sont vraiment améliorées.

La clef pour que regarder des films et séries en VO est de faire fi des pressions à la con de votre entourage "je regarde en VO, je suis cool, je me l'a pète" et de progresser à votre rythme, ce n'est pas honteux de regarder avec sous-titres français.

LA MUSIQUE
C'est un peu le même topo que pour les films. Il faut que vous y voyiez un intérêt et aucune pression. Si la musique est une de vos passions, foncez! Écoutez de la musique, cherchez les paroles, essayez de les traduire...

Moi, je suis plus attirée par les choses visuelles, c'est pour cela que me tourner vers le cinéma et la télévision a été plus facile. Aujourd'hui, je me rends compte que je comprends de mieux en mieux les paroles des chansons. Quand je suis en voiture, je souris quand je comprends la chanson qui passe à la radio. Cela c'est fait naturellement avec mes progrès en vocabulaire et en compréhension orale.

La compréhension orale est sûrement ce qui m'a donné le plus confiance en moi, en mes capacités à progresser. Travailler l'oral peut être une des clefs pour dépasser son blocage de l'anglais, parce que se rendre compte que l'on comprend une phrase ou que l'on peut être compris est une grande source de fierté. On mesure immédiatement ces progrès quand une personne communique avec vous.

L'IMMERSION
C'est le truc imparable pour progresser rapidement sans vraiment s'en rendre compte, mais c'est aussi dû aux bonnes rencontres que vous ferez. L'immersion peut être à double tranchant, soit c'est la révélation qui fera grandir votre intérêt pour l'anglais, soit c'est le calvaire qui fera que vous vous replierez sur vous-même. 

L'immersion peut être bien différente de ce que vous imaginez.  Mon séjour au Canada n'a pas forcément fait progresser, c'est en Italie que j'ai appris l'anglais. Cela peut vous paraître totalement contradictoire mais la raison est toute simple, je travaillais dans un contexte international où les langues officielles étaient le français et l'anglais. Donc j'étais en permanence immergée dans l'anglais. L'immersion, ce n'est donc pas seulement une question de pays, mais c'est aussi une question de personnes. J'étais entourée de gens parlant anglais, il fallait donc que je parlais également la langue de Shakespeare pour communiquer.

Je me suis fait des amis qui ne sont montrés très compréhensifs face à mon niveau d'anglais. Ils ne m'ont jamais jugés, ils ne sont jamais moqués alors je me suis sentie à l'aise et acceptée. Et je me suis lancée. Un mot après l'autre, puis une phrase. Rien n'était parfait. J'ai parlé pendant quelques mois uniquement au présent de l'indicatif, mais l'important était que j'arrivais à me faire comprendre. Puis, j'ai progressé sur mes points faibles sans jamais me sentir nulle ou pas à ma place. Plus je progressais, plus j'avais envie de parler anglais. Ce contexte de non perfection de l'anglais m'a permis de me sentir libre de faire des fautes et de me lancer.
A la fin de mon séjour, j'ai été capable de faire une présentation de mon travail pendant 45 minutes sans butter, sans chercher mes mots en anglais. C'est une de mes plus grandes fiertés. 

Alors je ne dis pas qu'il faut apprendre l'anglais en faisant des fautes, NON! Je dis qu'il faut admettre qu'au début on ne maîtrise pas bien la langue et que les fautes sont inévitables. Il faut l'accepter et savoir le dépasser. Car effectivement, c'est en forgeant que l'on devient forgeron! Ce n'est pas parce qu'on n'emploie pas le bon temps que la phrase n'est pas compréhensible. Oubliez le style rouge de votre professeur qui marquait toute vos fautes. 

Lancez-vous auprès de personnes qui ne vous jugeront pas. N'écoutez pas les personnes qui se moquent de vous. Regardez s'il y a des cafés polyglottes ou café linguistiques dans votre ville, ces lieux où l'on vient discuter dans une langue en petit groupe sans être jugés. 

L'immersion, c'est avant tout la pratique avec d'autres personnes.

INTERNET
C'est la mine d'or pour progresser à son rythme et avec plaisir. On peut regarder des vidéos, lires des articles sérieux ou délirants, faire ce qui vous plait...
Mais vous pouvez aussi trouver des sites ludiques pour progresser comme Anglaisfacile.com. Ce site n'est pas à l'interface la plus attrayante, mais il permet de s'exercer gratuitement pas à pas selon son niveau.
Il y a aussi des groupes facebook comme English is fun, qui permettent de voir des petites astuces sur son fil d'actualité. 



Ce qu'il est important de retenir de mon pavé:
- il n'est jamais trop tard pour apprendre
- aucun cas n'est désespéré
- ne pas comprendre l'anglais à l'école, ne fait pas de vous une personne bête
- chacun progresse à son rythme
- il ne faut pas se décourager
- il faut prendre son temps, on n'apprend pas une langue étrangère en un jour
- trouver les outils qui vous stimuleront (films VO, blogs étrangers, internet, jeux vidéo, applications...)
- progresser sa compréhension orale donne confiance en soi
- les fautes sont normales 
- ne pas vous mettre la pression 
- l'immersion, c'est aussi la pratique avec les autres
- Mais l'important est de surmonter son blocage, pour cela rien de mieux que de s'entourer de personnes compréhensives.


I hope you liked this article and it will help you relativize your English level and will entice you to progress. No case is hopeless. It is always possible to learn...


Et vous, savez-vous parler une langue étrangère? Quelles sont vos astuces pour vous améliorer?


37 commentaires

  1. Franchement merci pour cet article !

    Je me retrouve tellement en toi. Mon copain est parti faire un erasmus en Autriche où il parlait h24 en anglais. Il est revenu avec une super aisance et un niveau bien meilleur. Quant à moi mon principal problème n'est pas le fait que je ne comprends pas (puisque j'ai globalement une bonne compréhension) mais le fait de le parler moi. De le parler à l'oral comme à l'écrit. Je fais un blocage c'est horrible ... Mais je me donne tous les moyens pour m'améliorer en me forçant et mon chéri me parle parfois en anglais d'autres en français. Il ne me juge pas, m'aide et me corrige.

    Très bon ton article ! Tu m'as reboosté :)
    (juste dommage pour les fautes de frappe et d'orthographe)

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    1. Merci beaucoup. Je suis ravie que cet article te rebooste.
      C'est vraiment très important de pratiquer l'oral avec des personnes de confiance, c'est ce qui a fait que j'ai dépassé mon blocage. L'oral est vraiment indispensable, on pense souvent trop à l'écrit. Mais en fait, la plupart du temps dans nos métiers ont nous demande plus souvent de savoir nous exprimer à l'oral , d'être compréhensifs, que de savoir rédiger un rapport parfait.

      Je suis désolé pour les fautes d'orthographe, j'en avais parlé dans un article, c'est un de mes problèmes et j'en ai un peu honte. J'ai passé mon temps à relire cet article sans voir les fautes. Puisque tu me signale qu'il en reste, je retourne à la bataille, car je souhaite vraiment résoudre mon problème d'orthographe.

      J'espère que tu me pardonneras ce désagrément orthographique.
      Bises

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    2. Bien sur ! Je ne voulais pas te blesser. Et je ne savais pas que tu avais des difficultés par rapport à l'orthographe. Ce n'était en aucun cas méchant :)

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  2. un pavé c'est le mot mais malheureusement pas tout à fait un pavé dans la marre. Ce sont de bons conseils, un peu convenus mais toujours intéressant à redire. En revanche , je ne suis pas du tout d'accord avec ta première partie. Tu sembles dire que la faute incombe aux profs. Moi j'ai plutôt tendance à dire que c'est le système éducatif français qui pêche. Les profs sont formés selon les percepts de l'educ nat et ce ne doit pas être simple de transmettre les joies d'une langue étrangère à une classe de 30 ou 35 élèves, qui ont tous des façons différentes d'aborder le "travail" qu'on leur demande. Certains sont extrêmement scolaires, ils font ce qu'on leur demande pour courir après une note, sans avoir peut être une curiosité nécessaire par ailleurs. Mais bon...
    Et je rejoins Julie, toi qui a l'air d'aimer les outils du net, il y a aussi des correcteurs gratuits en ligne pour le... français ;)

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    1. Merci pour ton commentaire.

      Non, je dis que la faute incombe aux deux parties: l'élève et le professeur. Dans mon cas, c'est moi qui n’étais pas intéressée à cause de l'inintérêt de mon prof justement. Je voyais bien que je ne l’intéressais pas parce que je ne comprenais pas bien et qu'il n'essayait pas de m'aider. Ceci est mon histoire personnelle. Je ne dis pas que tous les professeurs d'anglais sont incompétents. Je dis que les miens n'ont pas su m'intéressait à cette langue et qu'ils ne s'occupaient pas de mes problèmes, alors petit à petit j'en suis venue à avoir un blocage.

      Je pense vraiment que les personnes et leurs méthodes d'enseignement ont une part de responsabilité dans ma non-affection de l'anglais. Seule une de mes professeurs a réussi à me redonner goût à l'anglais car elle a repris les bases avec moi.
      Tandis que mes professeurs d'espagnol ont tout de suite su m'intéresser à leur langue, pourtant on était toujours très nombreux en classe - plus de 30. Alors pourquoi une telle différence de niveau entre ces deux langues? La raison est simplement que la méthode d'éducation, la personnalité et l’investissement de mes professeurs d'espagnol étaient différentes de celles de mes professeurs d'anglais.

      Mais cela vaut pour tout. J'ai fait un BAC Littéraire dans une classe qui détestait la physique-chimie, pourtant j'ai vu certaines de mes camarades progresser de façon très significative en 1ère - l'année des épreuves scientifiques pour nous les littéraires - parce le professeur a su les intéresser, les ramener à cette matière. Elles ne sont pas devenues des surdouées en science mais elles ont toutes obtenue la moyenne alors qu'au début c'était compliqué, parce que le prof ne les a pas lâchées et les a épaulées.

      Je pense qu'il ne faut pas s'offusquer quand on dit que les professeurs peuvent être responsables du dégoût pour une matière. C'est une partie de la réalité à ne pas nier.

      Après oui, je pense que le système éducatif français est mal fait pour apprendre les langues, pas parce qu'on est trop nombreux dans une classe, mais parce qu'il n'y a pas de prise en compte des niveaux. Je préférais des classes selon le niveau (de débutant au avancé) à la place de cours qui s'obstinent à suivre le numéro de la classe (telles leçons en classe de 3ème, telle leçon en classe de 1ère, ...). Chacun a son rythme et c'est encore plus vrai pour les langues.

      Sinon pour la remarque sur les fautes d'orthographe, je suis en courant. Malgré le trait d'humour que tu y as apporté, cela m'a touché de manière plutôt négative. Cela fait toujours mal d'appuyer là où on se sent le plus faible.
      Je t'invite à lire mon article sur mes problèmes d'orthographe pour que tu comprennes un peu mieux.

      Je reconnais moi-même avoir un problème d'orthographe. Je vais encore une fois relire mon article et essayer d'éliminer les fautes restantes.

      Bonne journée

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  3. Je suis entièrement d'accord avec toi, et sur toute la ligne =) J'ai été nulle en anglais tout le collège, je ne comprenais rien, ne savait pas faire un phrase toute simple avec sujet-verbe-complément... C'était ma bête noire. Arrivée au lycée, premier cours d'anglais de seconde, la prof nous a fait faire un test, pour évaluer notre niveau. On était pas mal à être fâchés avec la langue de Shakespeare.. Alors elle a tout repris, patiemment, du début. Le présent simple, etc... Elle a même fait l'exploit de nous donner envie d'apprendre les verbes irréguliers. L'exploit de faire passer la matière que je détestais à celle que j'adorais, si bien qu'à la fin de l'année, ma mère m'a offert un séjour en famille d'accueil à Londres, et qu'au bac, j'ai pris l'option anglais et j'ai eu 16. Il me faudrait plein d'autres séjours pour améliorer mon accent pourri, mais je peux lire des blogs en anglais et je comprends toujours ce qui se dit quand les sous-titres sautent, alors ça va =) Faut jamais perdre espoir!

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    1. Merci pour ce témoignage qui me pousse à croire que l'attention de nos professeur est bien un facteur essentiel dans l'apprentissage d'un savoir.

      Comme tu le dis, il ne faut jamais perdre espoir.
      Je te félicite pour ton parcours impressionnant avec une belle réussite à la clef. Plus que la réussite de la note au Bac, c'est celle de ton intérêt pour l'anglais et l'envie de progresser.

      Je te souhaite de faire plein d'autres séjours et de continuer à y prendre plaisir.

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  4. OMG I love what you wrote :D
    Just like you, i could not say i liked english classes when i was at school (thks to the teacher...) til i was in high school and i was lucky enough to have a wonderful english teacher (who actually was german himself lol !). He made me love english and i improve myself very quickly ! It appeared i was good at it, so much that i decided to keep on study english in university :) ! It was a perfect time :) I learn how to read and study a book in english and all sorts of things that i still appreciate.
    I'm so in love with english right now that, like you do, i watch tv shows in their original language and read books in english too ... <3
    Isn't it so much better to hear the actual voice of an actor or to read the exact words of an author :D ?

    Anyways, time passes and i have less of a chance to practise english i'ms so sad about it :(

    So, if by any chance you want to talk in english sometimes, just stop by my blog, or my social networks and say hi :D

    xoxo

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    1. Thank you for your comment in English. This makes me very happy. I understood everything without hesitation.

      The more I read your comments, the more I think the teacher is an important factor in learning and interest in a subject. With a teacher who knows us interested and with whom you feel at ease, we are progressing undeniably faster. With interest and envy, we are growing faster.

      I'm glad that your experience help you to have a very good level in English.
      Yes, It's better to ear the real voice in English.

      I really like to pratice my english with people, it's really important in order to not decline.

      Bises

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  5. Moi par contre, j'aime l'anglais. Mais je n'ai certainement pas été assez disciplinée pour l'étudier sérieusement. Je m'attrape maintenant en lisant beaucoup, en regardant des films et des séries en VO, en écoutant regardant les actus en anglais. Je ne désespère pas de parler couramment un jour ;-)

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    1. Je suis sûre que tu y arriveras un jour. L'important est que tu prends du plaisir à lire, regarder et écouter en anglais.

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  6. A mon avis, pour apprendre une langue, il faut faire comme un bébé qui apprend à parler : écouter, écouter, imiter, imiter. Et surtout accepter de ne pas comprendre. Cela prendra le temps qu'il faudra. La méthode la plus efficace selon moi : l'immersion si c'est possible, sinon les films (en acceptant de ne pas toujours comprendre pendant un temps si vraiment on n'a pas trop de notion de la langue que l'on souhaite apprendre).

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    1. Je suis d'accord avec toi l'oral - l'écoute, la reproduction des sons - est vraiment essentiel pour progresser en langue.
      C'est pourquoi l'immersion est souvent la méthode la plus efficace pour dépasser ses peurs de l'oral et progresser rapidement. Mais c'est aussi la solution la moins accessible car c'est la plus chère.

      Et je ne peux qu'être d'accord sur le fait qu'il faut prendre son temps et accepter les erreurs et ne pas tout comprendre. ça vient petit à petit.

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  7. Sympa ton article même si je ne suis pas entièrement d'accord avec toi sur la responsabilité des profs. Attention je ne dis pas qu'il n'y a pas de mauvais profs mais il faut savoir prendre du recul. Quand j'étais ado je clamais haut et fort que je détestais les maths, que c'était inutile, que j'étais nulle etc etc. Je mettais ça sur le dos des profs qui ne m'expliquaient pas bien, qui ne comprenaient pas que j'étais nulle. Et puis j'ai eu le déclic, je voulais entrer en LEA mais l'admission se faisait sur dossier et il fallait juger d'un bon niveau en maths. Je me suis bougée le popotin, j'ai acheté des bouquins et bossé comme une malade (à en pleurer parfois^^) car j'avais des années de retard et j'ai fini par décrocher un 16/20 inespéré au bac (ma meilleure note, qui l'eut crû?). J'ai continué à "bouffer" des maths à la fac pendant 4 ans. Oui oui tu as bien lu! Moi qui pensait en être débarrassée... J'ai eu la moyenne (11/12) et je continuais (et continue) de détester ça. Avec le recul je me suis rendue compte que le problème ce n'était pas mes profs e college/lycée, le problème c'est que je m'étais tellement convaincue que j'étais nulle que je refusais (inconsciemment) que les profs m'aident. J'avais des à prioris, je pensais que matière = prof.
    Je suis partie en Angleterre et j'ai passé le diplôme pour devenir prof de français (PGCE) et devine quel était le critère de sélection pour être acceptée? Les maths ! Sans ma note du bac j'aurais pu dire adieu à mon rêve. Pendant l'année il y a même eu des tests numériques que j'ai passé de justesse.
    J'étais prof de français, j'étais donc de l'autre côté et c'est là que j'ai pris conscience de beaucoup de choses. Il est extrêmement difficile de convaincre un élève qui s'est convaincu lui-même qu'il est nul. Moi je suis pour le par coeur, du moins pour commencer, ce qui est contre la "mode" en Angleterre. Je m'explique : J'ai fait comprendre à mes élèves l’importance des verbs 'et de la conjugaison et qu’ensuite il pourait construire des phrases en développant leur vocabulaire. (ex : Su tu maitrises le verbe "être" les possibilités sont multipliées il te suffit d'apprendre des adjectives ), J'ai essayé différentes methods : apprendre en chanson, en jouant (le rêve des élèves français hihi), en utilisant les nouvelles technologies (iphone etc) mais rien à faire. La grammaire et la conjugaison sont quasi inexistantes ici et les élèves ne faisaient aucun effort. Je passais des heures,des nuits entières même (mon copain peut témoigner ^^), à planifier des leçons intéressantes avec le plus d'immersion possible, beaucoup de chansons, jeux, théâtre, cinéma et une bonne dose d'humour. J'ai TOUT essayé et tout ce à quoi j'avais droit : "I don't understand anything in French". J'étais désemparée, fatigue et j'étais à cours d'idées . Pourtant je SAVAIS qu'ils avaient du potentiel. Mes profs de maths ont du ressentir cette même frustration avec moi :S

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    1. Oups j'ai repéré des petites fautes typiques dans mes commentaires ^^. "adjectifs" et pas adjectives" haha. "ils pourraient et on pas il pourrait". Je perds ma langue maternelle, un comble :(

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    2. Merci pour ce commentaire, ces commentaires. Je vais y répondre séparément.
      Je n'ai pas fait cet article pour offusquer les professeurs et je reconnais que cela doit être très difficile de capter l'attention des élèves et de les intéresser. C'est un métier très compliqué car il y a d'autant de paramètres que de personnes dans la classe, si ce n'est plus.

      En fait, je dis dans l'apprentissage il y a deux parties: le professeur et l'élève, et que chacun a sa part à faire. Essayer de faire tout son possible face à des élèves non réceptif, c'est aussi frustrant pour le professeur, qu'être un élève qui souhaite progresser mais qui ne reçoit pas ce dont il a besoin.
      J'étais dans ce cas-là, car en fait j'adorais et j'adore toujours l'école. J'ai toujours fait partie des élèves curieux qui s'investissent beaucoup. Mais voilà, j'ai eu des difficultés avec mon premier professeur d'anglais. J'avais beau essayé, faire des efforts, j'avais toujours des difficultés. Et ce qui ne m'a aidé pas, c'est le sentiment d'abandon que j'ai eu par rapport à certains professeurs - pas tous bien sûr mais certains. Ce que je dis est basé sur mon expérience personnelle, et au vue des commentaires il semblerait que je ne sois pas la seule à avoir ressentir ce problème.
      Effectivement, je pense qu'il est en partie dû à un problème de communication.
      Après l'épisode des pleurs en cours d'anglais, je ne suis pas allée voir ma professeur pour expliquer mon problème, j'en étais incapable car j'avais honte. Mais elle n'est pas venue me voir aussi, j'ai eu encore plus ce sentiment d'abandon et je me suis repliée sur moi-même.

      évidemment, il est important de progresser seule et d'apprendre de manière indépendante. Il ne faut pas tout attendre du professeur. Tout n'est pas la responsabilité du professeur, il faut sa propre volonté. Je dis juste que je l'avais perdue parce que je me sentie seule. Trop seule pour savoir où commencer.

      Mon problème est que je me sentais nulle. Alors oui j'ai certainement fini par refuser l'aide. En fait, j'ai capitulé. Je me suis convaincue que ce n'est pas pour moi. Je suis responsable, mais aussi en partie mes professeurs.

      Je pense juste que si on arrive à créer une envie, un intérêt, on travail mieux. Et que dans le système scolaire, c'est une partie de rôle de professeur d'amener cette envie même si c'est extrêmement difficile.

      Tu as travaillé les maths car il y avait un intérêt à clef. Tu y voyait un objectif à atteindre. Et cela t'a aidé à progresser.

      La questions professeur/ élève est vraiment complexe. Chacun a son histoire personnelle et personne n'est pas parfait.



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  8. J'ai fini par quitté l'enseignement car nous faisions littéralement le travail des élèves, on nous demandait de les surnoter pour ne pas les décourager mais je n'étais pas d'accord avec ça. Pour surmonter ses difficultés il faut affronter et non pas les contourner. C'est pas agréable d'affronter ses peurs et difficultés mais les éviter ne fait que repousser l'échéance.
    L'important c'est de COMMUNIQUER avec ses profs, ils ne sont pas voyants et ne lisent pas dans les pensées (pas encore ^^). Répondre à un prof "je comprend rien" ça va pas l’aider (et pas t’aider non plus), il faut exprimer clairement ses difficultés sinon c'est inutile. J'ai fait des questionaires pour aider les élèves en difficultés en leur demandant ce qu'ils ne comprenaient pas. Résultat : Une vingtaine de "tout", 2/3 "c'est nul" (euh ben on va pas aller loin avec ça...). Ils refusaient tout simplement d'être aidés, et ils masquaient cette paresse en blâmant les profs (oui c'est tellement plus simple).

    Tu dis que : Qui t'empêchait de continuer l'apprentissage entamé à l'école? Les profs ne peuvent pas toujours tenir la main des élèves et parfois il faut prendre sur soi et se débrouiller seul. Le travail indépendant est e-ssen-tiel et complémente le travail scolaire.Tu as d'ailleurs donné de précieux conseils à ce sujet (lire, regarder des fils en VO, surfer sur le net...). Ca peut être désagréable au début car il faut être trèèès patient mais ça vaut le coup et les résultats se font sur le long terme. Il faut y aller de façon progressive. Moi je lisais mon dico (de poche, que j'emportais partout où j'allais ^^) et je notais tous les mots que je ne conaissais pas et je les apprenais par coeur. Personne ne m'a demandé de le faire, je le faisais pour moi (et aussi car je suis un peu folle mais chutt lol).
    Par ailleurs une langue c'est comme une plante si on ne l'entretient pas elle meurt. J'ai fait 8 ans d'italien et parce que par la suite je ne l'ai pas pratiqué pendant 6 ans mon oral est assez limité. Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même, je n'ai pas fait l'effort de l'entretenir. Je m'en veux un peu maintenant mais tout n'est pas perdu et je m'y remets en ce moment ^^.

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    1. Oups il manque un bout " Tu dis que : "Enfin, à l'université je n'ai eu aucun cours d'anglais. Donc je suis revenue à la case départ de "je ne comprends rien".
      Je me suis pas relue sorry ^^

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    2. Oui, cela veut juste dire que si tu ne pratiques pas, tu finis par oublier. Après comme tu le dit, qu'est-ce qui m’empêcher de travailler seule, de continuer l'apprentissage entamé à l'école?
      Ce qui m'empêchait, c'était mon manque de confiance par rapport à l'anglais. A entendre qu'on est nul, on finit par le croire, surtout quand cela vient d'une autorité comme celle du professorat. Oui, je fais partie de ces gens qui respectent leur professeur et qui les écoutent.
      Donc j'ai fini par être incapable d'impliquer le moindre des conseils que je donne dans cet article. Du moins avant d'avoir mon déclic pour l'anglais. C'est à partir du moment où j'ai eu envie que je me suis intéressée et que j'ai me suis exercée.
      Effectivement il ne faut pas contourner les difficultés mais les affronter, mais tant qu'on se sent bloqué ce n'est pas toujours facile.

      Le problème de communication est quelques d'importante. Je n'ai jamais vraiment su quand faire pour parler avec mes profs. C'est vraiment bête mais je pense qu'on est beaucoup dans ce cas-là. Et je pense aussi que c'est difficile aussi pour le professeur de bien communiquer aussi.

      L'apprentissage, c'est une question de personne et aussi une question de croire en ses capacités. Il faut avoir envie et être à l'aise pour apprendre correctement.

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    3. Je te comprends pour la perte de la langue maternelle. Après deux ans à l'étranger, je fais aussi des fautes comme cela et des anglicisme ou "italianisme" dans mes textes.

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  9. L'immersion c'est en effet le meilleur moyen de progresser mais c'est juste impossible dans un contexe éducatif (et c'est pas la faute des profs). Le job d'un prof consiste effectivement à soutenir les élèves, les épauler mais aussi à les “juger”. Au final il faut aussi noter les élèves (comme les juges au patinage artistique ^^) donc ça fait partie du job et du système éducatif en général. Moi je préfère dire “évaluer” plutot que juger mais le résultat est le même. C'est une base, à toi de bâtir dessus. Aucun prof ne te rendra bilingue. Tu dis que les profs t’ont “bloqué” mais si les personnes avec lesquelles tu as travaillé en Italie avaient dû te donner une note aurais-tu été aussi à l’aise? L’expérience aurait-elle été semblable?
    Je fais partie de ceux qui pensent que tout le monde peut apprendre une langue. une bonne mémoire, de la logique et de la persévérance même si je suis d'accord qu'on n'est pas tous égaux à ce sujet ^^
    Tes conseils sont pertinents et seront très utiles à toutes les personnes qui veulent se mettre- ou remettre- à l'anglais (ou une autre langue en fait) et je te remercie d'avoir partagé ton expérience :)
    Je voulais simplement partager mon experience de “ex-prof de langue” ^^ et sorry pour le pavé :P

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    1. Eh bien, en fait j'ai été jugé aussi en Italie. Tout n'a pas été tout rose. Ma chef m'a dit en jour que j'étais son "English disaster" sur le ton de l'humour. Cette phrase m'a énormément touchée. Puis j'ai pris mon courage à deux mains - car j'avais grandi - et je lui ai demandé si elle le pensait vraiment et je lui expliquais tous les efforts que je faisais. ça était très dur! Mais à ce moment-là, j'avais eu mon fameux déclic, j'avais vu un intérêt alors je n'ai pas lâché. J'ai progressé et j'ai fini par avoir un compliment de sa part.

      Mes amies m'ont aidé, ils me corrigeaient. C'était pas toujours facilement. J'étais pas toujours à l'aise comme tu dis. J'avais un ami américain qui me reprenait presque à chaque fois, et il n'était pas toujours tendre. Pourtant il a été d'un grand soutien. Il a toujours cru que je pouvais progresser et c'est ça qui a fait que je me suis sentie bien. Des personnes croyaient en progrès, alors j'ai pris peu à peu confiance en moi.
      C'est la confiance que j'avais perdue avec mes professeurs d'anglais. La pression de l'évaluation faisait que j'y arrivais pas et que je me sentais dévalorisée. C'est un engrenage, un cercle vicieux où tout le monde est responsable.

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  10. Trust me much more difficult to learn French! :)

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    1. I'm sure of that. French is very complicated to learn. I'm glad that French is my mother tongue, because I think if it wasn't the case, it would be very hard to learn.

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  11. Moi c'est un peu l'inverse, j'ai toujours été très douée en Anglais, d'ailleurs j'en fais une licence malheureusement, j'ai rencontré le même souci que toi avec tes profs sauf que du coup je trouvais ça rébarbatif et je m'ennuyais à mourir en cours. J'ai surtout appris par moi même et maintenant à la fac avec des matières comme la littérature j'ai l'impression d'être plus captivée qu'au collège ou au lycée quand on nous apprenait que de la grammaire.

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    1. Merci de partager ton expérience. Il est toujours facile d'apprendre quand on se sent captivé.

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  12. Anonyme21:11

    Ahlala, les profs ces méchants, c'est bien connu...

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    1. Alors puisque vous ne vous êtes pas donné la peine de lire correctement cet article, je vais vous rappeler cette phrase qui est en introduction: "J'ai toujours eu des difficultés avec l'anglais. Cela a commencé dès le collège et je dirais à tords partagés avec mes professeurs.".

      Je le reconnais toujours dans cet article, je suis également responsable de mes difficultés en anglais. Je souhaitais juste souligner qu'un professeur - cela peut très bien être un représentant du système scolaire ou alors quelqu'un qui nous sache nous capter - est un élément essentiel dans l'apprentissage. Se retrouver face à quelqu'un qui n'a que faire de vous n'a jamais aidé. Dans mon histoire, mes amis ont joué le rôle de professeur. Ils m'ont aidé et m'ont fait progresser.
      Je n'ai jamais dit que les professeurs sont méchants. Il y a du bon et du mauvais partout. Et oui monsieur l’anonyme, c'est tout à fait possible dans l'éducation national. Pourquoi s'offusquer d'une réalité. Certaines personnes sont plus douées dans leur métier que d'autres.

      Si aujourd'hui, je reconnais mes tords avec cet article et que je dis qu'il n'est jamais trop tard pour apprendre. Je me demande bien si un jour certaines personnes - quelques profs, vous et pourquoi pas le système éducatif - seront capable se remettre en question et d'accepter les remarques.

      Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée l'anonyme qui comprend de travers!

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  13. Although I was lucky enough to be in love with English, your post is definitely relevant to what I felt like when I studied Russian. I don't actually have much to add, if only to thank you for posting this and hopefully making a change in people's lives and their views of language learning.

    I've read many comments disagreeing with your views on teachers and their methods, and although I don't disagree with you, I think we rely on teachers too much. At the end of the day, language learning is a very individual thing to do, and teachers will only help you so much. We're not taught that most of the learning of a language isn't done in class, that the homework and exercises we do in our practice books are barely the tip of the iceberg, and that many more years will be needed to truly understand - and potentially master! - a language.

    But really, we just see languages the way we see maths: some people are good at it, some people aren't. In fact, everyone has it in themselves to be great at languages, it only takes some realising which language is the right one, and the fact that it's a lifelong process that will never end.

    In that, I find languages wonderful, knowing that they'll teach me something new everyday. Knowing that thanks to them, I'll discover new cultures, new people, make new friends, read more books, discover new places. And really, languages are one of life's most beautiful gifts.

    Merci encore pour ton article, et bonne continuation dans ton apprentissage ! (Et une petite astuce pour la lecture en anglais (ou autre langue !) : choisir un livre qu'on connait par cœur dans sa langue maternelle aide énormément à la compréhension, car après tout, on a qu'à se concentrer sur le vocabulaire vu qu'on connait déjà l'histoire et qu'on peut facilement se situer dans le livre grâce à ça !)

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  14. Merci pour cet article.
    J'ai détesté l'anglais et était tout simplement nulle jusqu'à la fin de ma scolarité. Mon anglais et mon accent fesait rire tous les élèves, ce qui me complexais d'avantage à parler cette langue...
    Bref, vers 27 ans, je me rends compte que dans mon job si je ne parle pas anglais, je n'ai absolument aucune perspective de carrière... Je suis désespérée et je prends des cours avec un prof privé, rien de mieux pour apprendre l'anglais mais je progresse à vitesse d'escargot, je suis nulle, je le sais :-) et pis sur un coup de tête, j'appelle ma copine en Angleterre pour lui demander de m'héberger et je démissionne de mon boulot, pour faire bref, je travaille comme serveuse et assistante de francais.
    Résultat aujourd'hui, je suis mariée à un anglais, je vis maintenant en Allemagne et travaille dans un environnement où l'on ne parle qu'anglais. J'ai 2 enfants qui parle 3 langues :-) Maintenant, j'apprends l'allemand et je sais que rien n'est perdu :-) et le plus important, j'ai toujours un accent terrible mais personne ne me le reproche.
    En allemagne, tout le monde parle très bien anglais. Premièrement, ils sont beaucoup plus sollicité par regarder des films en VO ou lire en anglais. À l'école, c'est beaucoup plus pédagogique, ils comprennent que parler anglais et intéressant et ce n'est pas apprendre par coeur pendant 2 mois non stop les verbes irréguliers. Le système éducatif francais n'est pas super pour motiver un enfant et la preuve, on est très mal classé sur le classement mondial du système éducatif. 25eme juste devant l'angleterre et je peux vous dire l'angleterre est une très mauvaise référence:-)
    Désolée pour ce long commentaire mais ja souhaite dire qu'il faut surmonter ces complexes et pratiquer la langue. On pars toujours du principe qu'on ne peut se permettre de faire des fautes, ce serait honteux. Détromper vous, il vaut mieux cela que de ne pas essayer. Je fais toujours des fautes et mon accent français est craquant pour les étrangers :-)

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    1. Wouahh quelle expérience.!J'ai moi-même était très complexée par l'anglais. A l'école ou au travail, des personnes se moquaient quand je parlais. Puis mes amis en Italie ont réussi à me faire dépasser tout ça et je me suis lancée. Aujourd'hui je ne regrette rien.
      Dans le contexte international dans lequel je travaille, tu imagines bien qu'il y avait tous les accents. C'était très joyeux. On cherchait surtout à se faire comprendre plutôt qu'être parfait en anglais.
      Et mon accent de français remportait haut la main la palme des accents préférés. C'est dingue, le truc qui m'avait toujours complexé en France était devenu le truc le plus mignon à l'étranger. J'ai travaillé sur la prononciation, mais bon j'ai quand même un accent français quand je parle.

      Ma chef en Italie était anglaise, et elle avait vécu plus de 10 ans en Allemagne. Ces enfants savent donc parler Anglais, Allemand et commençait à comprendre l'Italien. J'ai toujours été impressionnée de cela.

      Et je ne peux que réaffirmer qu'il faut accepter de faire des fautes. Sans ça, on reste bloqué et on n'essaie jamais de parler anglais.

      Merci pour le partage d'expérience sur les différents systèmes éducatifs. Je pense que cela joue en France sur le niveau de langue étrangère. J'espère que cela évoluera un jour.

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  15. Merci merci et merci pour cet article que j'adore :) Je me reconnais à travers tous ces mots et je suis actuellement dans cette phase ou j'essaye de m'investir à fond (motivation quand tu nous tiens ! )
    Idem, j'ai eu des profs qui ne m'ont pas captivé du tout et là j'en paye les pots cassés à ma dernière année de master. Je vais le mettre en favoris et quand j'aurai un petit coup de mou
    je le lirai pour me rebooster ! A bientôt !

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    1. Merci beaucoup. Je suis ravie que l'article te plaise et qu'il aide à te rebooster. Je voulais partager mon expérience, mon ressenti. Et faire comprendre que si même l'anglais était notre bête noire à l'école, il est toujours possible d'apprendre et d'y arriver.
      Si tu as la motivation, tu y arriveras, j'en suis sûr.
      Je te souhaite bon courage et je croise les doigts pour ta dernière année de master.

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  16. Dame Abothine10:43

    Je suis d'accord avec toi : en tant que latiniste et helléniste (deux langues dont les règles sont "faciles" à intégrer avec de la mémoire et de la logique), je n'ai jamais réussi à comprendre la grammaire anglaise ... Aujourd'hui, je suis nulle en anglais (à 31 ans) mais très bonne en italien ou espagnol, deux langues latines.

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    1. Je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis. J'ai été une latiniste passionnée jusqu'au Bac. J'ai pratiqué le latin pendant 7 ans au collège et au lycée, puis j'ai arrêté à l'université car ce n'était pas au programme mais ça me manque toujours.
      Cette langue était pour moi un jeu. Je faisais marcher ma logique, ma mémoire, ma déduction. J'adorais ça.
      Le problème, c'est qu'on apprend pas une langue vivant de la même façon. Au début, c'était facile, car on apprend beaucoup de par cœur, mais après j'étais perdue parce qu'en fait ne comprenais pas bien les notions: la grammaire anglais est pour moi très compliquée- même si on dit qu'elle est l'une des plus facile.
      Cela peut paraître assez bizarre pour les personnes qui n'ont jamais pratiqué le latin ou le grec. Ma réflexion envers les langues était différente, elle était maquée par mes années de latin.

      Alors, c'est en partie ma faute pour l'anglais, car j'ai essayé d'appliquer quelque chose que je connaissais mais qui n'a pas fonctionné. Car une langue vivante a besoin de vivre, a besoin d'être parlé.

      J'étais effectivement plus douée en espagnol qu'anglais, et il a été très facile de se mettre à l'italien durant mon séjour à Italie. Je comprenais facilement les conversations. C'est un peu plus difficile de parler. Je pense que mes années de latin m'ont beaucoup aidé pour ces deux langues car beaucoup de mots en sont dérivés.

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  17. Hello,

    Comme toi, durant ma scolarité, les cours d'anglais étaient un calvaire. Le déclic je l'ai eu à NYC, lorsque j'ai mis les pieds dans cette ville, j'ai su que je voulais y vivre, et pour y vivre, l'anglais doit faire partie de mon quotidien. En film je recommande de commencer par les dessins-animés, il utilise un langage simple et des structures simples qui constitue une bonne base. J'aimerai bien, que tu me dises les bouquins qui t'ont aidé, stp?
    Bonne journée, bisous.
    Leslie

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