Le cas de la revente de produits

Ah, je vois déjà vos cerveaux en fusion et vos doigts prêts à dégainer le commentaire. Patience, patience. Cette question de la revente de produits est un sujet délicat sur la blogosphère, car ça touche à l'argent et tout ce qui touche à ça est SENSIBLE! Mais je le trouve encore plus délicat sur la beautysphère que sur n'importe quels autres domaines de la blogo - peut-être que je me trompe mais c'est mon ressenti. S'il est peu abordé sur les blog en tant que sujet propre, car on voit bien de temps en temps des onglets reventes, ça n'en est pas moins un questionnement auquel on échappe. Tôt au tard, vous allez y être confrontés que ce soit parce que vous voulez vendre ou parce que vous avez constaté que d'autres vendent. Alors aujourd'hui nous parlons ouvertement et sans détour de la revente de produits de beauté sur la beautysphère.


Cette idée d'article, je la trimballe depuis un moment sur ma liste de réflexion à mener. Si vous voyez ma liste d'articles humeurs sur le bloguing à traiter (voir l'article Allo la Blogo, est-ce que je me pose trop de Question ?), je pense que je peux arriver à fin avril sans aucun problème. Le truc, c'est que je n'ai pas le temps de tous les traiter tout de suite à raison d'un article humeur par semaine. Mais les idées sont là et elles sont très souvent réintroduites sur le devant de la scène par un événement. Oui, souvent au début des articles humeurs, je vous parle de la genèse du schmilblick en question.

La réflexion du jour sur la revente des produits de beautés par les blogueuses beauté est due à un post d'Olivia du blog Game of Beauty. Exactement, le dimanche 4 janvier 2015, où dans une pensée du jour Olivia écrivait ceci:

"Pensée du jour : Que pensez-vous des blogueuses qui revendent les produits qu'elles ont reçu gratuitement des marques ?Perso moi ça me gêne et vous "

Mes neurones n'ont fait qu'un tour et hop là, j'étais lancé sur ce sujet. J'ai d'ailleurs répondu à son post, et lus tous les commentaires autour de cette réflexion. Et pour vous la faire courte, les avis sont très tranchés et négatifs. Seules quelques réponses et la mienne étaient plus en retenues. Effectivement, mon avis sur la question est beaucoup plus mesuré qu'un ça me choque ou un c'est nul pour être light.

En fait pour dire vrai, je suis assez partagée sur la question. Alors pour tenter d'y répondre vous avez 4h pour bûcher, avec copie double minimum, thèse, antithèse, synthèse. Bon j'exagère, mais je crois qu'on va être à la limite du devoir philosophique sur l'éthique et le possible au sein de la beautysphère. 

Vous avez donc compris que je ne suis ni contre, ni pour, ni choquée, ni d'accord. J'ai des arguments qui vont dans les deux sens, et comme pour beaucoup de chose je dirais que tout est une question de mesure. 

Avant de partir au quart de tour sur le fait que c'est inadmissible et vouloir jeter au buché les blogueuses qui revendent leurs produits - comme je l'ai déjà lu dans des posts à ce sujet - je vous conseille de lire l'article jusqu'au bout, même s'il est long. Mais le sujet est très intéressant et délicat à traiter  

Que trouve-t-on dans les vide-vanity

Dans ce débat, il y a plusieurs degrés de revente. Le post d'Olivia concernait les personnes qui revendent les produits reçus pour tests en partenariat. Alors déjà, si vous êtes une princesse perdue au milieu de nul part, sachez que ça se fait.  Puis il existe un autre niveau de revente, les produits qu'on a acheté en tant que blogueuse pour tester, pour se faire plaisir et dont on ne veut plus ou qu'on utilise pas. Pour la princesse pleine d'innocence qui est encore en train lire ces lignes, oui ça aussi se pratique aussi.

Alors sous les onglets VENTE ou VIDE VANITY qui poussent sur les blogs en ce moment ou même sur les comptes instagram dédiés à cette activité, on peut  trouver différents types de produits:

ACHETÉS ou REÇUS GRATUITEMENT
NEUFS ou  UTILISÉS


Motivation et intérêt de la vente de produits

Quand j'ai découvert cette pratique, je me suis beaucoup interrogée à son sujet: que vendre, comment, pourquoi, quelle attitude adoptée, en serais-je capable?
J'ai donc décidé avant de m'horrifier ou de sauter de joie d'aller faire un petit tour dans mes tiroirs pour passer en revue ce que je possédais. Le constat est sans appel: beaucoup de produits dorment dans mes tiroirs. Ai-je réellement besoin de tout ça. La réponse est bien évidemment NON! Même si j'essaie de faire attention à ma consommation, comme je l'ai expliqué dans plusieurs articles notamment Bloguer Beauté peu Cher ou Y a pas de petites économies beauté, je me suis en possession de beaucoup trop de produits.

Ce qui me perd pour le moment, c'est mon étude comparative sur les box beauté, j'ai pris deux abonnement dans l'idée de les comparer statistiquement au bout de 6 mois et de 1 an - bref de faire mon métier. J'ai donc donné mon corps mes tiroirs à la science. 

Les raisons d'une accumulation - achats compulsifs, partenariats, box - peuvent être multiples. Et peu importe sa taille - petite, grande voir titanesque; peut-être que cela va vous pousser à envisager la vente de produits. Je sais que dans vos placards, il y a des choses qui dorment, que vous n'utilisez pas ou très peu. Et la question du jour est QUE FAIRE DE CES PRODUITS? QU'EST-IL MORAL DE FAIRE?

C'est bien le point central de cette question: la moralité des motivations et du gain:

Motivations
- parce que d'autres les font 
- pour faire le tris
- parce qu'on regrette d'avoir acheté un produit
- car on a des choses qu'on n'utilise pas 
- parce qu'un produit nous correspond pas
- comme moyen de faire vivre son blog
              Intérêts
- l’ARGENT
- gain de place



Il y a plusieurs raisons pour vouloir revendre un produit, souvent parce qu'un produit dort dans un placard ou parce qu'il ne nous convient pas. Mais cela peut être aussi une stratégie pour faire vivre son blog, notamment avec les achats de palettes: acheter, présenter, revendre comme un cycle infernale afin de réinjecter de l'argent dans son blog. Alors je ne dis pas qu'il faut le faire, je dis simplement que ça existe. 

Et voici le principal intérêt: l'ARGENT. Il ne faut pas se le cacher si une personne souhaite revendre un produit c'est bien pour capitaliser sur celui-ci. Et tout de suite, beaucoup de personne vous diront que c'est mal car chez nous, en France, l'argent est un sujet tabou.  
Personnellement, je ne pense pas que cette idée de vouloir gagner un peu d'argent ou de récupérer une partie de son investissement soit quelque chose d'absolument mauvais. Attention, cependant je vais y apporter des nuances, car je pense qu'il ne faut pas faire n'importe quoi.

Un sujet sensible, pas seulement Noir ou Blanc

Ce sujet de la vente ou revente de produit est un sujet sensible qui divise violemment la blogosphère comme s'il ne pouvait être qu'extrême avec d'un côté le clan du Business is Business et des blogueuses malhonnêtes, intéressées et de l'autre côté le clan des Amoureuses du produit et des gentilles blogueuses franches. Eh bien non, ça ne se passe pas comme ça, c'est un sujet extrêmement complexe qui est composé de multiples nuances: c'est pourquoi il est délicat à traiter car il ne faut pas mettre tout le monde et chaque intention de vente dans un même panier. Et il ne faut pas s'enflammer afin ne pas faire des amalgames trop vites. 

- Pourquoi ne pas chercher une autre solution ?

Un argument des opposés à la revente est qu'il y existe bien d'autres solutions pour se défaire d'un produit.

Solutions alternatives
- le cadeau 
(faire plaisir à quelqu'un de son entourage)

- organiser un concours 
(faire plaisir au ses lecteurs)

- le troc 
(se faire plaisir en échangeant son produit)
              Contre arguments
- il faut avoir quelqu'un à qui le donner/ pas envie de passer pour un distributeur général de produits

-  payer les frais d'envoi/ culpabilité de faire gagner un produit non testé

- investissement dans ce système, prendre du temps, et puis payer l'envoi
...


 







Effectivement, il est possible de trouver tout un tas de solutions, mais dans ce cas de figure la vente n'existe pas ou est relayée comme derrière option si toutes les autres ne peuvent être mise en place. Un peu comme s'il fallait réaliser ce cheminement avant même de pouvoir penser à la vente. Et on en revient à notre histoire de clan bien tranché comme si il y avait le Bien avec ses solutions alternatives du côté du Don et le Mal avec la diabolisation de la revente pour l'argent de l'autre côté.

Pourtant, comme vous le voyez, on peut trouver des contres-arguments pour chacune des solutions alternatives proposées. Me concernant, j'aurais des difficultés à donner mes produits à mes amies car 95% d'entre elles vivent dans une autres villes ou un autre pays (bon, il y a toujours les associations curicatives), le troc ne m'intéresse pas du tout concernant la beauté et ma situation financière ne vous regarde pas. 

Mais il y a aussi des produits pour lesquels je refuse d'entrer dans ce système de solutions alternatives car j'en connais la valeur. Le plus grand exemple serait ma palette Narsissist que j'ai voulu et cherché, mais qui au final dort bien plus souvent dans mon placard qu'elle n'est utilisée.  Je n'aurais aucun mal à trouver preneur pour la donner ou à la troquer. Mais je connais son prix et l'engouement qu'elle a suscité sur la blogo, je sais alors que si je la propose à la vente, il y a aurais sûrement preneur rapidement. Alors pourquoi devrais-je me priver de ça, de récupérer une partie du prix de mon achat. Pour quelles raisons devrais-je m'en priver. En quoi, c'est mal de vouloir récupérer sa mise sur un produit que l'on n'utilise pas. Chacun à son avis, vous connaissez le mien, je n'y vois aucun problème du moment que vous annoncez la couleur - produit d'occasion utiliser x fois - et que vous n'abusez pas sur le prix de revente. 


Le parallèle avec les vide-dressing des blogueuses mode

Je vais repartir avec ma réponse à Olivia, j'avais fait un parallèle avec les blogueuses mode qui organisent souvent des vide-dressings et pour les plus grandes, c'est même un par trimestre et bien souvent avec des vêtements non payés à la base (des produits reçus donc!). Ce système est relativement bien accepté dans son ensemble et choque peu de monde. Mais une fois transposé au monde de la beauté, cela devient une toute au histoire. C'est un sujet délicat et complexe, je pense qu'il électrice l'atmosphère car il est de plus en plus visibles sur les blogs. La revente s'intensifie car elle se décomplexifie.

Notre débat a continué par mail parce que j'ai demandé à Olivia sa permission de reprendre son post Hellocoton comme point de départ de mon article. Olivia m'a répondu que cela n'était pas problématique pour les blogueuses mode du moment qu'elles ont fait leur boulot, c'est-à-dire qu'elles ont écrit - se prendre en photo - au moins une fois sur le vêtement offert - "elles ont rempli leur part du marché en faisant de la publicité  pour le produit reçu gratuitement" me disait Olivia. 
C'est bien  ce qui différencie la blogueuse mode de la blogueuse beauté: la durée du test. On ne teste pas un produit de beauté comme on enfile un vêtement. Il faut plusieurs utilisations pour se faire un avis, même si de temps en temps on sait que l'on n'aimera pas ou que cela ne nous est pas adapté après un essai surtout si on réagit au produit. 
Je suis alors d'accord pour reconnaître entre blogueuse mode et blogueuse beauté le fait que l'on ne peut pas tout transposer d'un monde à l'autre. Pourtant cela ne veut pas dire qu'il ne peut pas y avoir de passerelles. 

Mais ce qui est intéressant est cette idée que l'on ne peut vendre un produit que si on l'a testé et si on a d'abord essayé de trouver des solutions alternatives pour le donner. 
C'est là que je ne suis pas entièrement d'accord!

Cet article devait être publié le 9 janvier, mais depuis un mois je le retravaille et surtout de mène l'enquête auprès de mes amies blogueuses bordelaises afin de récolter des avis pour étoffer mon propos - et je sais que tout le monde n'est pas d'accord. 
Puisque j'avais moi-même lancé le parallèle entre vide-dressing et vide-vanity, je me suis adressée à une amie blogueuse mode pour savoir ce qu'elle en pensait. Pour elle, il n'y a rien de choquant dans la revente de produits qu'ils soient vestimentaires ou cosmétiques. Elle a émis l'hypothèse que ce qui pose problème pour les vide-vanity est qu'il s'agit d'une pratique émergente donc pas encore acceptée.

Puis, je me suis rendue à un vide-dressing organisé par Yelp et les blogueuses mode de Bordeaux, cela a été l'occasion de discuter avec l'organisatrice à propos d'inclure une partie vide-vanity lors de la prochaine édition. Elle était enthousiaste bien qu'elle ai eu la réaction commune de toutes les personnes qui n'appartiennent pas au monde de la beautysphère: mais ce seront seulement des produits neuf / non utilisés? 
Ce à quoi, j'ai répondu que non dans les vide-vanity on trouve aussi bien des produits neufs que des produits d'occasion. Une autre réaction commune a suivi: ok, mais moi j'aurais du mal à acheter un produit déjà utilisé et le mettre sur mon visage. Oui, il y a une peur à poser sur son visage des produits d'occasion qui peuvent être contaminés car on ne connaît pas l'hygiène de l'utilisateur premier. Les meilleurs exemples de psychose sont les fards à paupières, les rouges à lèvres et les pots de crèmes avec large couvercle. Tandis que les produits en tubes, les flacons pompe ou les vernis à ongles n'attirent pas cette parano du produit contaminé. Et c'est vrai que même s'il y a toujours des techniques pour nettoyer ces produits, ce n'est pas pareil que de laver un vêtement en machine. 

Pour la plupart des gens, il est donc plus facile d'acheter un produit de beauté neuf que d'occasion en raison de cette idée de produit pas sain quand il est consommé. Pourtant sur la beautysphère, il est plus acceptable de revendre un produit que l'on a utilisé. C'est donc l'UTILISATION qui prime. C'est une sacré différence de perception, nan!

Le profit, le cœur du problème

Comme expliqué en début d'article, ils existent tout un type de produits mis en vente (acheté ou reçu, utilisé ou neuf, ...). Mais le plus problématique sur la blogosphère d'un point de vue moral est le fait de revendre un produit envoyé par une marque non utilisé, car ce qui est ressenti tout de suite est l'idée du PROFIT. 

Et pour beaucoup cette idée est répréhensible et malhonnête. Encore une fois, les avis sont bien tranchés à ce sujet et peut-être trop. 

Effectivement, il y a une différence entre vendre un produit acheté pour récupérer une partie de sa mise et vendre un produit reçu pour faire un profit financier. Dans les deux cas où se retrouve avec une somme d'argent mais ce n'est pas la même chose car dans l'un il y a quand même dépense d'argent et dans l'autre juste rentrée d'argent donc bénéfice. 

C'est cette idée de bénéfice qui dérange et aussi l'idée de revendre un "cadeau" d'une marque. Les personnes revendant des produits reçus sont donc tout de suite perçues comme malhonnêtes, intéressées, malsaines, ne sachant pas recevoir et avec aucune notions de générosité. 

Pourtant il est difficile de juger une personne et de connaître la vérité. Rien ne vous dit que cette personne n'a pas testé le produit car il ne lui correspondait pas, qu'elle ne l'avait pas demandé, ... Rien ne dit aussi que cette personne n'a pas d'abord envisagée les solutions alternatives. Puis, ces produits que l'on reçoit de la part des marques ne sont pas vraiment des "cadeaux". Il y a bien une contrepartie attendue de la part des marques qu'elles soient explicitement demandées ou non: de la PUBLICITÉ, une exposition et un avis sur notre blog.
C'est donc pourquoi je n'accepte pas la comparaison de la revente de produits reçus par des marques avec la revente de cadeau de noël. Ce n'est pas la même chose car l'intention derrière le "cadeau" n'est pas la même.

Avant de rédiger cette article, je me suis intéressé aux articles de blogueuses sur les partenariats. J'ai pu y constater que certaines disaient recevoir des produits sans proposition juste parce qu'elles étaient dans le listing d'une marque. Une blogueuse (il faut que je recherche le blog car l'article était très intéressant) disait qu'en premier lieu, elle s'est directement adressée aux marques pour qu'elles arrêtent d'envoyer des produits non demandés, afin de faire baisser son nombre de produits dormants ou donnés. Il est toujours agréable d'être contactée pour tester des produits, mais il faut savoir ne pas tout accepter et penser les partenariats intelligemment.
Et quand bien même qu'elles auraient été d'accord pour tester une collection, doivent-elles tout garder. Je me demande toujours comment font celles qui ont reçus toutes les collections de rouges à lèvres sortis l'an dernier. Il impossible de tout consommer. Du coup me demande quel est le positionnement de ces grandes blogueuses sur la vente et la revente de produit.

Mais franchement, de combien de sommes engagées parle-t-on. Revendre ses produits apporte sûrement un petit complément pour faire vivre son blog, mais de là à pouvoir en vivre il y a un fossé. Il faudrait que le vide-vanity soit vraiment énorme, ce qui se remarquerait à des kilomètres à la ronde car même si on a les moyens d'acheter, on n'a qu'un corps et un visage pour tester. 


Les abus, le vrai coeur du problème pour moi

Alors pour moi, le vrai coeur du problème n'est donc pas l'envie de vendre mais la façon dont on le fait. Comme toutes activités, il y a des abus et ce qui nuit au système des vides-vanity. 

Au titre des abus qui me dérange, il y a certains prix d'occasion très élevés. Quand l'on vend, il y a bien sûr l'idée de gagner de l'argent ou de voir un retour. Mais cela dit, il ne faut pas prendre les gens pour des cons. Ce n'est pas parce que le produit est neuf ou peu utilisé qu'il faut pratiquer un prix élevé qui avec les frais de port sera équivalent au prix magasin de base.
En fait, il ne faut jamais oublié que ces produits sont de secondes mains. A l'instar des magasins d'usines ou des outlets (types le quais des marques à Bordeaux, L'usine à Roubaix ou la Vallée Village à Marne-la-Vallée), il faut imposer une réduction minimale (au moins 30%) sur chacun de ces produits. Et plus il est d'occasion, plus la réduction augmente.
Cela semble logique, mais tout le monde ne le pratique pas. Certains se basent sur la notoriété du produit pour établir un prix, ce que je ne trouve pas vraiment décent.

Mais surtout ce qui me dérange le plus est quand je découvre qu'un blog vit sur cette stratégie de revente. C'est ce qui me fait le plus bondir car je finis par me poser des questions sur les avis émis. Quand je tombe sur un vide vanity qui propose toutes les palettes et les rouges à lèvres sorties l'an dernier (voir moins de 4 mois pour certains produits), et qui sont déjà en vente, je me pose beaucoup de questions. Cela signifie que l'on achète au moment de la sortie pour profiter du buzz, puis on fait un ou deux articles et après on revend, pour passer au buzz suivant. Le blog fonctionne donc en circuit fermé basé sur l'achat et la revente. Personnellement, c'est cette attitude qui me choque le plus. On peut regretter un achat ou deux, car qui n'a jamais craqué compulsivement pour quelque chose ou ne sait pas jamais trompé. Il est donc possible de trouver des objets de buzz ou fortement convoités dans les vide-vanity. Mais de là, à trouver systématiquement tous les objets sortis au cours d'une année, il est pertinent de s'interroger sur les réelles motivations du blogueur. Donc ces objets ont été achetés pour créer des vues sur le blog mais sans véritable envie, comme si le bloguing beauté reposait sur le fait d'avoir le dernier truc à la mode avant tout le monde. 

Ou encore les blogueuses qui vendent sans se poser une seule quedtion, sans se dire qu'elles aimeraient le produit, mais juste pour faire une rentrée d'argent. C'est donc que la vente n'est pas basée sur l'accumulation ou l'envie de renouveau, mais qu'elle devient systématique et devient entreprise.

Après, il y existe d'autres d'abus. Et tout le monde a son avis à ce sujet. Je ne dis pas que mon raisonnement est le bon. En tout cas, je ne suis pas choquée par l'existence de vide-vanity et l'envie de vendre ses produits achetés ou reçus. Je pense que la vente de produits de beauté est possible sous certaines conditions et sans tromperie. Et j'ose imaginer que tout a chacun est capable de repérer les abus et les comportements suspectés. Je considère donc qu'il ne faut pas blâmer trop vite les blogueuses qui vendent, mais analyser ce qu'elles vendent pour connaître leurs véritables comportements.


Vous voyez que pour ce sujet de la vente de produit de beauté par les blogueuses beauté il y a beaucoup de choses à dire et je ne suis pas sûre d'avoir réussi à traiter tous les aspects.

Et vous, quels est votre avis face au vide-vanity?

 



Ps: après plusieurs articles de mon amie Georgina du blog Georgina Edith qui a élu la palette Narsissist comme meilleur objet beauté de l'année 2014, j'ai décidé de lui donner une seconde chance, je ne la vends donc pas.