L'amour vache ou incompris

J'ai une relation extrêmement compliquée avec Paris. Et si vous me suivez sur Hellocoton, vous savez qu'aujourd'hui je m'y rends pour le blog. Je suis à la fois excitée et agacée parce que Paris et moi, on ne sait jamais vraiment entendu.

C'est simple, on ne se comprend pas. Pourtant j'ai vécu dans de grandes capitales (Rome, Brixelles, Ottawa) mais rien n'y fait Paris reste toujours aussi éloignée de moi. Mais quelle en est la raison?

Je pense que je l'a connais. Je m'y suis jamais sentie à place, je m'y suis jamais sentie intégrer et on me l'a bien fait comprendre. 

Pourtant Paris, j'y vais et j'y reviens mais après toujours autant d'appréhension. 


Paris, tu es la ville qui me faisait rêver quand j'étais petite - hein je voulais diriger le Louvre! Une rêve d'enfant totalement fou mais qui fait qu'aujourd'hui je travaille dans le Patrimoine culturel. Alors, ce n'était pas si fou!

Paris, tu es la ville des sorties scolaires. Oui, oui, Tours n'étant à qu' 1h de trains ou 3h de bus de toi, on venait te voir souvent pour les grandes sorties scolaires. Ah, cette image du troupeau de lycéens de provinces qui débarquent à la capitale en peu gommés mais émerveillés.

Paris, tu es la ville inaccessible pour mes études. Ce n'est pas les 450€ de la bourse universitaire qui te fera vivre à Paris. Nan, ma petite! Alors, j'ai rayé cette option de la carte et je suis restée chez moi en province pour mes études. Et qu'est-ce que j'y étais bien, tellement bien que je me suis décidée à aller dans une autre région de France. Bingo, arrivée à Bordeaux - mon petit paradis. Mais encore plus loin de toi, Paris. De magnifiques années à se former, à voyager et à obtenir de belles opportunités qui me feront aller un peu partout. Mais toujours éloignée de toi, Paris.

Et c'est bien ça le problème. J'ai grandi loin de toi! Et quand j'ai souhaité te rencontrer, Paris, je n'ai pas su comment faire et tu ne m'as pas compris non plus!


Paris, tu es la ville de l'année la plus compliquée de ma vie. Sûre de mes capacités et bien aidée d'un salaire, je me suis enfin décidé à postuler au master de mes rêves et enfin connaître la vie parisienne. Je suis donc passée finalement par cette étape "étude à Paris" pour un an! 
Mais voilà, si mon master était génial, j'y ai beaucoup appris et il m'a ouvert de belles portes à l'étranger; je me suis rentrée face à un mur de parisiens un peu trop fermés. Quand le premier jour de cours, tes camarades t'accueillent en te disant qu'ils ne comprennent pas pourquoi tu as été choisi parce que tu n'as pas fait telle école à Paris ou que tu ne connais pas Machin-truc du musée Bidule, ça fait mal.
Ou quand le directeur du service Truc te dit que non tu ne peux pas travailler dans son service parce que tu as l'esprit trop international, tu n'es pas assez parisienne, ça crève le cœur et c'est à la limite de la discrimination.

Paris, tu es donc la ville d'une blessure! Je me suis jamais sentie aussi dévalorisée professionnellement qu'à tes côtés. C'est quand même assez étrange parce qu'en générale c'est la ville des opportunités. Mais mon milieu est un petit milieu et le parisianisme culturel existe vraiment. 
Alors, j'ai continué ma route loin de toi et je suis partie à l'étranger, là où on me jugeait moins. Mais j'en avais marre qu'on me demande si j'étais parisienne parce que j'étais française. Et bien, non pas du tout, loin de là! Je me suis faite sans toi - presque - et finalement ça me va... car oui, je pense être un peu plus ouverte que toi, finalement peut-être un peu international au fond!

Maintenant, je pense que les clichés sont autant des deux côtés, toi, Paris que moi. Je me suis heurtée à toi, et tu ne m'as pas compris! ça ne m'a pas plus alors je t'ai rejetée. Je ne voulais plus te voir, je ne voulais plus entendre parler de toi.

C'est sans compter que tu es la ville des colloques mais pourquoi toutes les conférences importantes ont lieu chez toi. 
Paris, tu est donc la ville des rencontres professionnelles. Oui, au moins une fois par an, je m'y rends pour un colloque. Et  à chaque fois, je m'y amuse beaucoup. J'ai quand même plaisir à y revenir mais il y a toujours cette peur des reproches, de l’incompréhension.





Aujourd'hui, ce mercredi 24 septembre, Paris est la ville du blog. Je viens te voir pour participer à un événement blogueur. Je me suis faite toute belle et j'ai décidé qu'on allait retenter le coup, toi et moi. 

Alors j'espère que cette fois-ci, on sera se comprendre, on sera se trouver. Je suis peut-être une provinciale à l'esprit international et toi une parisienne endurcie mais je pense que l'on peut devenir amies.